Isla de la Luna

Isla del sol et Isla de la Luna sont les deux îles qu’on peut visiter depuis Copacabana.
La Isla del Sol est la plus prisée, puisqu’on y fait le chemin des Incas. Trois communautés y vivent : Yunani, Challa et Challapampa. Bien sûr, on voulait y aller pour visiter le Palais Pilkokaina et le temple du Soleil ! Mais comme je peux parfois avoir la tête dans les nuages (sans commentaire), je m’étais trompée dans la réservation et c’est la Isla de la Luna qui nous attendait. C’est pas un problème, se disait-on, on reviendra au soleil après la lune.

La isla del Sol y la isla de la Luna son las dos islas que podemos visitar desde Copacabana.
La isla del Sol es la más turísticas ya que forma parte del camino inca. Tres comunidades habitan en la isla:Yunani, Challa y Challapampa.
De hecho queríamos ir a visitar la isla de la luna durante el día y pasar las noches en la isla del Sol, pero en el momento de la reserva no estaba muy bien indicado y Julie ha acabado por reservar en la isla de la Luna (jijiji). No era un problema ya que teníamos tiempo de hacer noche en las dos islas pero finalmente ha sido la mejor « equivocación » posible!

Mais comme on est chanceux !
On a appris que c’était un peu la guerre des gangs à la Isla del Sol, la communauté Challa voulant se réunir avec la communauté Challapampa, comme c’était le cas historiquement. Mais Challapampa ne voulant pas, Challa coupe depuis près 1 an le chemin de randonnée des Incas au Nord de l’ile. On est donc resté bien gentiment sur la Isla de la Luna, qui fut pour nous synonyme de paradis sur terre.

Como tenemos bastante suerte, encima nos hemos enterado que había problemas políticos en la isla que impedían la entrada a la parte norte y media de la isla. Incluso podían llegar a ser agresivos si osabas a pasar las fronteras. Así que decidimos quedarnos en la isla de la Luna que ha sido una de las mejores experiencias de lo que llevamos de viaje, es un paraíso.


La Isla de la Luna est connue pour les ruines de son ancien temple Iñacuyu ou encore appelé Palais des vierges du soleil. On raconte que l’île était entièrement réservée aux femmes, qui apprenaient l’artisanat et le tissage, certaines devenaient ensuite épouses de l’Empereur Inca. Aujourd’hui, des bateaux proposent l’aller-retour en une heure, ce qui ne vous permet que de visiter le temple et cette minime partie de l’île, maigre aperçu de ce petit bijou bolivien.

La Isla de la Luna es conocida por las ruinas de su antiguo templo Iñacuyu también llamado Palacio de las vírgenes de sol. Nos cuentan que la isla estaba reservada únicamente a las mujeres, allí aprendían los trabajos artesanales y las elegidas eran las esposas del emperador Inca. Hoy en día, las agencias proponen visitas de una hora en la isla que no da tiempo para apreciar la verdadera belleza de esta joya boliviana.


De l’autre côté de l’attrape-touriste, toute la côte dont les touristes ne vont pas s’aventurer, c’est là où vit la communauté Koati. 25 familles indigènes issues du peuple Quechua et Aymara, dont celle de Viviane et Roberto.
Al otro lado de la isla no llegan los turistas (más que nada por falta de tiempo), es donde vive la comunidad Coati. Veinticinco familias entre ellas las de Bibiana y Roberto.

Ce couple nous a accueilli dans son hôtel Luna Titicaca, composé de 4 chambres modestes, sans douche et sans chauffage, mais l’essentiel y était : les paysages et la bonne humeur.
Esta pareja nos ha acogido en su hotel modesto, sin ducha y sin calefacción, pero para nosotros ha sido uno de los mejores momentos del viaje.


Imaginez, seul au monde : une vue panoramique sur le lac Titicaca, d’un bleu océan pailleté. La côte au loin, sans habitat, sans construction, juste de la végétation par-ci par-là.
Imaginad una vista sobre el lago, de un azul océano super tranquilo. Sólo una colina a lo lejos, sin habitantes ni construcciones, sólo vegetación por todas partes.









On a découvert une vie simple et organisée, où les journées de Viviane et Roberto tournent autour de la pêche (pisciculture), l’agriculture, l’élevage (lamas, moutons et des énormes cochons)… Les habitants se réapprovisionnent à Copacabana dès que besoin et pour tous les produits qui ne se cultivent pas…. Mais ils reviennent aussitôt sur leur lune, loin de la pollution et de la cohue (et des touristes !!).
Hemos descubierto una vida simple y organizada, donde las jornadas de Bibiana y Roberto se centran en la pesca (piscifactorías de truchas), la agricultura, la ganadería (llamas, ovejas y cerdos)… Los habitantes se aprovisionan en Copacabana cuando lo necesitan, sobretodo, de los productos que no cultivan.





À l’école du village, ce sont 5 élèves de classes différentes qui s’affairent de 8h30 à 13h30, dont le petit Yvan. Pour le collège et lycée, c’est sur les terres que ça se passe.
La escuela del pueblo la componen cinco alumnos de diferentes edades. Cuando crecen deben ir a otros pueblos.

Les femmes de l’île vont chacun à leur tour accueillir les touristes : vendre des sandwich, tenir les stands de souvenirs, ou encore tenir l’accueil des toilettes. Et le pot commun revient à la vie en communauté. Il n’y a pas que les « jeunes » qui s’y mettent, la mère de Roberto, âgée de 75 ans, se tord encore le dos pour ramasser les patates.
Las mujeres de la isla hacen turnos de trabajo: recibir a los turistas para vender comida y los productos artesanales, limpieza de las zonas turísticas, tareas varias en la isla… Todo lo que ganan va a un bote para las familias de la isla.

On a passé 2 jours à refaire le monde sur la terrasse ou la petite plage de galet, observer les étoiles pelotonnés dans des grosses couvertures, en compagnie d’un autre touriste venu déconnecter pendant 2 semaines sur l’île, l’Argentin Eduardo. Le dîner tous ensemble avec Viviane et Roberto restera dans les meilleurs souvenirs du voyage : ambiance conviviale au menu, avec sa truite pêchée le matin, sa soupe de quinoa gourmande et les fous rires de Viviane ! Les habitants de la lune ont la joie de vivre !!
Hemos pasado dos días filosofando en la terraza o en las playas de piedras y observando las estrellas envueltos en mantas con compañía de nuestro amigo argentino Eduardo. Cenábamos todos juntos la sopa de quinoa y las truchas frescas pescadas por la mañana. Bibiana tenía una risa contagiosa que hacía que todos acabáramos llorando de risa…




On est parti avec le cœur serré, au lever du soleil et en bateau. On serait bien resté jusqu’au dimanche car un match de foot avait lieu sur l’île ! Et surtout parce que ça fait un bien fou de trouver un lieu aussi beau et authentique.

Nos fuimos al amanecer pero con ningunas ganas de partir, teníamos un bus reservado así que debíamos continuar con nuestra ruta…siempre guardaremos un magnífico recuerdo de la isla de la Luna y de sus habitantes, un lugar hermoso y tan auténtico!