Le fjord Ísafjarðardjúp

Ce fjord au nom imprononçable se mérite :

Le soleil nous a suivi jusque là-haut, Oh le bonheur, ça rajoutait un bonus à notre destination. C´est vrai que plus on avançait vers l´inconnu, sans croiser une seule trace de civilisation, et plus on imaginait l´hiver par ici. Le climat est tellement rude, et le coin est tellement isolé.

Ce fjord fait partie de la Région Vestfirðir, qui compte… 7000 habitants au total, repartis dans plusieurs petits villages. Le mot PETIT est un euphémisme dans le contexte islandais.

Ici le trajet est un voyage en solitaire, le paysage défile sous nos yeux et on s´émerveille devant cette nature. Les seules espèces vivantes que vous trouverez sur la route sont les oiseaux, les canards et les phoques, les chevaux et moutons en bord de route, … et sinon… vous n´avez plus qu´à admirer le paysage qui défile lentement et prendre plaisir à sillonner chaque virage. Vous pouvez prendre tout votre temps !













La plus grande ville de ces fjords s´appelle Ísafjörður : 2700 habitants (presque Salins-les-Bains), mais incomparable à tous nos villages français ou espagnols. Ísafjörður, c´est LE vrai village paumé au milieu de nulle part, à 7 heures de route de la capitale, loin des bouchons et du tourisme de masse, séparé du reste du pays par une nature sauvage.

Dans ce village, on trouve tout ce dont on a besoin (isolés mais pas totalement fous ces islandais), même un hôpital et un aéroport qui relie à Reykjavík.

Les habitants vivent de la pêche, et bien sûr quelques activités touristiques pour offrir des croisières, des excursions dans la nature à tous les curieux qui viennent s´aventurer ici.

Ce fut un après-midi étonnant : on se promène dans les rues quasi désertes à se demander si telle ou telle maison est habitée, on en vient à philosopher en imaginant la vie reculée que les gens choisissent ou subissent en vivant à cette extrémité du bout du monde.

C´est en discutant le dernier jour avec un français expatrié depuis 10 ans en Islande, qu´on aura certaines réponses à nos questions : dans les fjords, l´entre-aide entre habitants est à son maximum. C´est surtout la période hivernale qui nous tracassait : comment survivent-ils ? et que font-ils ? Notre ami expatrié nous confirme que les islandais sont plus ou moins fatalistes « en cas d´urgences médicales lourdes, ils font avec, c´est comme ça ».

A côté de cette ambiance nordique et déserte, on a constaté que les islandais sont friands de sport, et viennent presque tous les jours se détendre dans les eaux chaudes (oh le pied!). Mais ce qui nous a le plus surpris, c´est de trouver un centre commercial avec 2 restaurants thaïlandais, une pizzeria italienne. Le mystère est intact pour comprendre ce qui les a amené ici. Perso j’ai ma petite idée, amour toujours 😉