Snæfellsnes

Snæfellsnes, ou la péninsule qui nous a offert les plus belles surprises du voyage. Adiós le sud et ses touristes, Reykjavik et sa population ; Hola les routes désertiques et paysages à couper le souffle. Pour voir l´Islande sauvage et magique comme on se la représente, il ne faut donc pas hésiter à pousser la voiture vers le Nord et ne pas avoir peur des kilomètres. C´est le coin qu´on a préféré, sans aucun doute, en témoignent les « woooh, waaaaah, ohlalaaaa comme c´est beau! » qu´on a poussé pendant tout le trajet.

Parmi les joyaux de ce petit paradis : le volcan Snæfellsjökull. On ne peut pas le louper, il nous fait de l´oeil pendant tout le trajet. Celui-ci est aujourd´hui endormi et recouvert de glace. Il culmine à 1446 mètres d´altitude. Il est d´autant plus célébre qu´il a inspiré Jules Verne pour son roman « le voyage au centre de la terre ».
Le volcan était comme nous ce jour-là, la tête dans les nuages :


La morphologie du sol n´a jamais permis aux populations de s´installer proche du volcan et de sa lave. D´après les dires, la péninsule aurait été peuplée pendant la colonisation de l´île par la Norvège et aurait été un site important de pêche. De nos jours, c´est un endroit calme où se succèdent quelques villages paisibles ne dépassant pas 400 habitants. Il parait aussi que beaucoup de touristes viennent se promener par ici ; personnellement au mois de septembre, on s´y est senti seuls sur la route et complètement seuls au monde.

En chemin, on croise la petite Eglise noire de Búdir. On apprend que c´est un lieu de mariage et de lune de miel des islandais et même des étrangers. Ils ont construit un grand hôtel à côté pour répondre à la demande des amoureux et leurs familles :

Lorsqu´on poursuit notre chemin, on arrive à l´extremité de la péninsule et nous sommes donc à l´intérieur du Parc National de Snæfellsjökull. Le parc laisse planer une atmosphère sereine et magique de part et d´autre de ses 170 km2.
Un décor partagé entre volcan et océan, sol rocailleux et vagues qui se dechainent, … bienvenue à Djúpalónssandur & Lóndrangar. On est resté stoïque devant le coucher de soleil qui nous offrait le plus beau des speclacles, un renard polaire qui a voulu partager notre repas du soir, et l´impression d´être au bout du monde à des années lumière de notre quotidien. On vous laisse apprécier en image :








On a passé la nuit la plus froide du voyage, dans le village de Hellissandur. Au petit matin c´est le nez gelé qu´on a pris plaisir à retrouver le rituel de la station service pour un café/toilettes. Une station-service-épicerie toute cosy qu´on imagine être la seule source de ravitaillement en hiver.
On n´a toujours pas réussi à percer le mystère des islandais, discrets derrière leurs carreaux. Mais on ne perd pas espoir, on reviendra par ici…